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a.jpgVous trouverez ici mes réflexions tournant autour des Muye, qu'ils soient d'origine coréenne ou pas.

De la Tradition et de la remise en cause

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Muye adapté aux défenses contre armes à feu (gardes du corps)


Le monde des arts martiaux (et des Muye) évolue en permanence. Il n'y a qu'à voir le nombre d'écoles nouvelles qui se créent chaque années, et le nombre de celles qui disparaissent presqu'aussi rapidement qu'elles sont apparues. On peut aussi voir des modes fleurir ici et là : mode du Kung-Fu, mode de la Self Défense à tendance militaire, mode du MMA, ... D'un autre côté, un nombre au moins aussi important se prétend traditionnaliste, avec une origine datant idéalement de Mathusalem.

Alors, question : Tradition et nouveautés, quelles sont leurs raisons d'être ? Sont-ils deux objets différents ou sont-ils les deux faces d'une même pièce dont on jouerait sur la dualité pour des raisons marketing ? Comment situer son école ? 

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Les techniques de santé dans les Muye ?

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"Prendre soin de soi et de l'autre"


La médecine traditionnelle chinoise (MTC, cor.= Hanui한의, 漢) couvre un nombre de disciplines et de spécialités très vaste et leur apprentissage est aussi long, sinon plus, que celui des Muye. Pour autant, il n'est pas rare de voir un spécialiste d'un Muye être aussi très avancé dans les MTC, et vice-versa. SI l'une et l'autre prennent chacun toute une vie à apprendre, comment concilier l'apprentissage des deux en même temps ? Y a-t-il des points communs entre techniques de santé et techniques de mort ? Quels bénéfices peut apporter l'apprentissage de la MTC à un Muyein ? Pour soi et pour les autres ?

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4- le Muyein face à la peur

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Même pas peur ! Peur de rien ! Ah, ce que j'aimerais être comme ça... Comme dans les films où le héros se jette dans la mêlée comme s'il s'agissait de plonger dans la piscine pour se rafraîchir. Mais ce n'est pas mon cas : le combat me rebute, comme si j'avais à  accomplir une action non naturelle. Evidemment, quand le combat est commencé, je ne ressens plus ce frein et je donne tout ce que j'ai pour gagner. Mais combien de combats d'entraînement perdus ou, autrement dit, combien de morts virtuelles ai-je dû subir ? Encore trop pour que je ne me sente pas invincible. Et heureusement.

ALors, à quoi sert la peur ? Qu'est-elle ? Peut-on s'en défaire ? Puis-je devenir le héros sans peur dont je rêve ? Est-ce seulement souhaitable ? J'ai déjà peur des réponses...

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3- la force, notion ambiguë dans les Muye

Ssireum 

"Tu n’en as pas l’air mais tu dois être costaud ! De toutes façons, tu n’as pas besoin d’être fort pour être efficace : le balèze là-bas, tu le plies en deux coups de cuillers à pot ! Et sans aucun effort, encore..."

La légende des arts martiaux, en tant qu’art de combat fondé sur le principe de la non-force, a fait son chemin même parmi les profanes. L'image de la jeune fille terrassant un géant avec un seul doigt semble bien ancrée : arts de paix puisque non violents, arts des faibles puisque sans nécessité d'utiliser la force, art de l'intelligence supérieure à la force brute (donc idiote selon le préjugé commun), et enfin art du non-effort supérieure à la débauche d’efforts.

Ces assertions ont-elles réellement quelque réalité ? Ou ne sont-elles fondées que sur des légendes ? SI la force est inutile, pourquoi voit-on de nombreux Muye-in avec de beaux muscles bien saillants ?

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Le Hapgido, rejeton du Muye et du Budô

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En voyant ces deux photographies de SONG Deok-Gi et de TAKEDA Sokaku côte à côte, je ressens de manière éclatante ce qui fait la richesse du Hapgido : sa double nature, sa "bâtardise", son essence entre Corée et Japon. C'est comme voir côte à côte la photo de sa mère et de son père, puis se regarder dans un miroir. Et je me questionne : comment ces deux écoles si différentes ont-elles pu s'unir ? Et quelle peut-être la tête de l'enfant ?

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2- les Muye et la vieillesse

Danse du Subak (Subakchum, 수박춤)

"L’âge n’y fait rien, les vieux pratiquants sont de redoutables adversaires, les jeunes voyous n’ont qu’à bien se tenir ! Papy, avec toute son expérience de la Guerre, peut mettre à genou le gros bovin et le petit nerveux. Et avec classe, en plus". A en croire les néophytes, le temps ne semble pas avoir de prise sur les pratiquants de Muye. Mais qu’en est-il réellement de cette légende ? Les Muye possèdent-ils quelques pouvoirs de jouvence, et permettent-ils de mourir "en bonne santé" ?

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1- la Sagesse par les Muye

Quelle est l’image des Muye qui m’a toujours fait rêver, qui a été mon leitmotiv et mon moteur ? Le bondissant Bruce LEE ? Le viril Chuck NORRIS ? Le génie du sabre MUSASHI Miyamoto ? Le champion Dominique VALERA ? Non, même si j'ai une grande estime pour ces personnes, ce ne sont pas franchement eux qui m'ont poussé à ouvrir les portes d'un Dôjô. Vous allez rire (sauf si vous avez été dans le même cas que moi), l'image qui m'a attiré est la suivante :

"Le vieux Sage, ignorant la douleur et la peur, vainquant la force brute de ses adversaires par la douceur"

Avec le recul de quelques années de pratique, j'ai maintenant une image sensiblement différente de ce fantasme de jeunesse, porté par l'imagerie populaire. Aussi, j'aimerais analyser avec vous la phrase ci-dessus dans une série de 5 billets : 1- la sagesse 2- la vieillesse 3- la douceur 4-la peur 5- la douleur - dans les Arts Martiaux (AM, et par défaut Muye), afin de voir si chacune de ces images a une quelconque réalité ou tiens du mythe. Commençons, si vous le voulez bien, par l'épineuse question de la Sagesse...

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Le(s) Hapgido

Réunion des Sabeom de la 1ère génération, 1975

 

Je viens juste de rentrer de Corée et, déjà, la question revient : "qu'est ce que le Hapgido" ? Question récurrente à laquelle il est déjà difficile de répondre si on le compare aux autres arts martiaux présents en France. S'il est différent de manière évidente (et il convient de se méfier des évidences) des Karate et du Jûdô, c'est déjà moins aisé face à des écoles telles que le Taijutsu ou le Shorinji Kempô.

Mais, bien pire : au delà de comparaisons avec tout ce qui ne porte pas le nom de Hapgido, c'est à l'intérieur de ce que recouvre ce nom que la difficulté commence. Je m'en étais déjà rendu compte en participant à des stages ou à des cours d'autres écoles de Hapgido, aussi bien en France qu'en Corée : il y a parfois des différences vraiment énormes. Et pourtant, chacune se réclame enseigner LE Hapgido. 

Pour éclaircir tout cela et essayer de définir une identité au Hapgido, je vais tenter un petit tour d'horizon tout à fait subjectif des différentes évolutions que celui-ci a connu au long des 50 ans de son existence. En piste !

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Do à Do

De nombreux Muye possèdent le terme Do accollé à leur nom : Taegwondo, Hapgido, Geomdo, et ainsi de suite. Mais cela est vrai aussi dans le reste de l'Asie : Jûdô et Aikidô, Vietvodao, Qwankido, etc... S'il n'y avait que cela, ce serait suffisant pour attester de l'importance de ce concept. Mais il y a plus : on retrouve ce terme rattaché aussi à des activités non martiales, comme la Voie du Thé, la Voie de la calligraphie ou la Voie de l'arrangement floral, et bien d'autres activités humaines.

Mais, pour en rester uniquement au niveau martial, ce vocable porte-t-il la même signification dans chaque école ? Existe-t-il une Voie unique ou, au moins, les différentes Voies amènent-elles à la même destination ? En avant pour un petit tour d'horizon.

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La culture dans les Muye ?

Pour la plupart d'entre nous, un Muye, c'est se rendre au Dojang, s'habiller d'un Dobok et pratiquer des techniques. C'est aussi la première raison qui m'a fait aimer les Muye : la pratique. Se contenter de cela est parfaitement suffisant et respectable. Car ce qui est important, ce sont les apports du travail en Dojang : apprendre à se défendre, avoir une bonne constitution et une bonne santé, ... 

Alors, quand on parle de culture des Muye, il s'agit bien évidemment d'à côtés qui n'apportent rien de concret à la pratique. De prime abord...

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