[kkeokkgisul] Kalleogi - poser le sabre

 (texte librement traduit et images tirées du livre "Hapkido - Sulgi Gyobon - Chodanpyeon" de CHOE Sang-Heon)
 
Kalleogi (칼넣기) est l'un des principes de base du Hapgido - Hapgi Yugwonsul, et l'un de ses principes fondamentaux, dans la mesure où nombre de variantes en découlent. L'idée principale tient dans l'utilisation qui est faite du premier tiers de l'avant-bras, appelé Habak en coréen (하박) pensé, imaginé comme une lame de sabre. Basiquement, la première technique découlant de ce principe s'applique au niveau du triceps de l'adversaire (qui a la paume tournée vers le ciel), trois doigts au dessus de son coude. Le but est d'appliquer le Kalleogi et de le descendre sur place.


Au niveau applicatif, de nombreuses variations peuvent être trouvées, selon que l'adversaire nous tire ou nous pousse (Kalleogi en réaction). Celui-ci peut donc s'appliquer en avançant sur l'adversaire ou en reculant.

 

D'autre part, le Hapgido-in peut se retrouver de l'autre côté du bras de l'adversaire comme montré ci-dessous mais le principe utilisé reste un Kalleogi.


L'initiative doit cependant rester au Hapgido-in. Ainsi, si variation il doit y avoir, ce doit être son choix, en fonction des circonstances (Kal Neokki en action). Les principales variations sont les suivantes : 

Kalleogi appliqué vers le haut

 

 
Kalleogi appliqué au niveau du poignet

 

Kalleogi appliqué dans la saignée du bras (très pratique sur interception)
Peut s'appliquer à l'intérieur ou à l'extérieur de l'attaque
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Kalleogi appliqué au niveau de la cheville

Enfin, si on élargit un peu le concept de sabre, on retrouve des applications sur des frappes ou des blocages. Ainsi des attaques de l'avant-bras (Habak chigi 하박 치기, bien que le dessin ne soit pas très suggestif, on "sent" l'attaque de l'avant-bras, ceci n'est pas un Sudo)
 

Ou bien le fameuse interception en double sabre (Ssanggeom makgi, 쌍검 막기), qui peut aisément se transformer en une interception et une attaque à la gorge simultanément, selon la distance (le dessin suggère ici plutôt une interception en Sudo mais l'interception peut se faire de manière plus efficace avec le premier tiers des avant-bras, manière facile à transformer en une saisie de la manche, du biceps ou du poignet dans la continuité du mouvement). 

 
Il manque ici les immobilisations au sol utilisant le Kalleogi, les clés de cervicales en repoussant le menton avec le Habak, le blocage des hanches de l'adversaire lorsque celui-ci tente de nous projeter, etc... Plus toutes les pressions de l'avant-bras sur de nombreux points douloureux répartis sur le corps humain.
 
Vous l'aurez compris, il s'agit de différentes applications d'un même principe : imaginer que son membre distal est une lame de sabre. C'est pourquoi dans le vrai Hapgido, la main est la plupart du temps ouverte (on peut indifféremment frapper avec Sudo ou Habak, en interne (an) ou externe (bakkat)). La fermer, c'est "laisser le sabre dans le fourreau". Partant de là, imaginer que les jambes peuvent fonctionner sur le même mode, il n'y a qu'un pas... qui a déjà été franchi il y a longtemps : elles sont tout aussi capables d'appliquer des techniques de clé ou des frappes "cinglantes" (notamment les Balnal Cha Olligi et Balnal Cha Naerigi), en utilisant la même "tournure d'esprit".
 
D'un principe naissent dix-mille techniques

Date de dernière mise à jour : 28/10/2011

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