2011-12 Danse coréenne

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L'année 2011 s'est terminée avec une nouvelle activité pour moi : la danse coréenne. Oui, je sais, on le dit : "touche à tout, bon à rien". Ce n'est pas faux, mais c'est ainsi que je fonctionne, je serai toujours plus un généraliste qu'un spécialiste Cool

Et je pense qu'après avoir étudié les Muye, la langue, la calligraphie, entre autres, cette nouvelle expérience me permet de cerner encore un peu mieux la personnalité coréenne ancienne. Bien sûr, mon temps de pratique n'est pas encore suffisant pour que je me proclame spécialiste (une demi-saison tout au plus !) mais je peux néanmoins vous faire part de mes premières sensations au regard de mes autres pratiques. 

Pour moi, la danse coréenne partage les mêmes principes avec les Muye. En effet, les points sur lesquels insiste notre professeur sont les mêmes que ceux de mon professeur de Hapgido ! Tout d'abord, la structure corporelle tient ici aussi une place très importante : colonne droite, alignement des épaules et des hanches, port de la tête avec le menton légèrement entré, bras et jambes légèrement flexes. La notion de Danjeon est aussi très importante dans la génération des mouvements : tout part du bas-ventre, les autres muscles étant moins sollicités. La respiration joue aussi un grand rôle : inspir sur les élévations et les éloignements, expir sur les abaissements et les rapprochements. Enfin, on parle régulièrement de Gi (기, 氣) pour caractériser les mouvements coulés et fluides, ou pour parler des différentes énergies qui leur sont insufflées. Le tout met le danseur dans un état de quasi-transe, avec un regard tourné autant vers son intérieur (travail sur les sensations et le positionnement) que vers son extérieur (relation aux autres danseurs et aux réactions du public) durant la danse.

Je crois que tous ces points sont ce qui fait la spécificité de la danse coréenne (et probablement des autres pays de l'asie du Nord-Est) au regard de la danse classique européenne. Cette dernière réclame des capacités physiques (souplesse extrême, mouvements rapides, sauts, portés, ...) qui sont moins mis en exergue dans la danse coréenne, danse ne réclamant pas nécessairement de capacité physique particulière. Cependant, bien que plus simple vue de l'extérieur, la danse coréenne nécessite un travail subtil et profond qu'il n'est pas simple d'acquérir dans les premiers temps, notamment, à l'instar des danses occidentales, la fluidité et la grâce (et me concernant, une énergie plus "féminine"). 

Enfin, pour conclure ce compte-rendu, je dois dire que j'ai participé, modestement, à ma première représentation avec notre troupe de danse au Centre Culturel Coréen le 14 décembre. Un moment très intense (bien oui, quand même, le trac de se produire devant un public, ce n'est pas rien !) : bien que j'ai raté mon départ, je dois dire que c'était un moment très bon : avec deux partenaires, nous avons ouvert les premières trente secondes de la représentation et, malgré nos craintes durant les répétitions, nous avons donné, je le crois, une prestation tout à fait honorable Innocent

Bref, je dois dire que j'ai accroché cette discipline et que je compte bien continuer à apprendre les différentes danses qui composent le répertoire classique. Un long chemin à suivre, mais ô combien motivant ! Je ne saurais par ailleurs que trop recommander aux Muyein de suivre quelques cours de danse si l'occasion se présente à eux, ils pourraient en tirer quelques enseignements fort utiles à l'appréhension de leur pratique !


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Date de dernière mise à jour : 23/01/2012

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