Cours de Hapgido avec KIM I-Su, janvier 2010

Professeur et chercheur universitaire, auteur de plusieurs livres, créateur du site "hapki.or.kr", le professeur KIM I-Su (김이수, KIM Yi-Soo) est un homme très discret dans le monde des Mudo coréens. Il est néanmoins très compétent dans sa maîtrise du Hapgi-yusul et dans sa façon d'enseigner. Etant très versé dans les Mudo coréens (tant sur les plans historique et culturel que technique), et du Hapgi-Yusul en particulier ; et étant entre autres l'auteur du livre "Hapgi yeongu" (dont j'ai fait quelques traductions sur ce site- voir la section Hapgido), livre que j'avais particulièrement apprécié tant il est une mine d'informations, je désirais lui parler, voire pratiquer si possible avec lui.

Après bien des difficultés pour le contacter, je ne pus le rencontrer que lors de la dernière semaine de mes vacances 2009. Je lui suis tout de même très reconnaissant pour les 3 cours quasi-particuliers dans le Dojang de l'Université Sejong à Seo'ul dont il m'a gratifié. Je remercie aussi au passage Princesse Lumineuse qui a été "réquisitionnée" pour faire les traductions de coréen à français.

Il est très difficile de faire un résumé de ce que j'ai pu apprendre avec le professeur KIM, tant ce sont des concepts plus à vivre qu'à théoriser par écrit. Car ce qui m'a été montré dans ce court laps de temps concerne plutôt des principes que des techniques, principes à travailler et à retravailler seul d'ici ma prochaine visite dans son Dojang.

Néanmoins, j'en ai retenu plusieurs axes de travail. Tout d'abord, un travail sur moi-même est essentiel. Cela concerne la structure de mon dos (notamment à la fin d'un mouvement, et donc à la fin d'une expiration), le travail des jambes (notamment la jambe arrière), la souplesse et l'explosivité du bassin, le travail du bras qui n'est pas saisi (éviter la main "morte"), ... Lors des mouvements, je dois aussi mobiliser l'ensemble de mon corps (notamment les hanches, et donc le Danjeon), avancer par soustraction de force que par force (action du poids), ...

Ensuite, il y a tout une relation à établir avec le partenaire. Cela passe par un relâchement au niveau des membres saisis (ne pas ajouter ma propre tension à la tension de la saisie de l'adversaire), éviter de saisir aussi longtemps que possible le bras du partenaire (car une saisie implique une tension dans mes mains et on rejoint le principe précédent), placer systématiquement un Him Gi'ul'igi avant chaque technique (pour retirer la force du partenaire ; j'ai vu essentiellement 2 Him Gi'ul'igi sur poignet et un sur saisie de col), ...

Techniquement, nous avons travaillé les principes précédents sur des Chigi (Jungjigwon jireugi, Sonbadak jireugi, Sudo jareugi, Mangchi jareugi et Arae palkumchi chigi), sur des Chagi (Yeop chagi, Jokgi chagi, Andari cha neogi, Bikkyeo chagi et un coup de tibia horizontal venant brosser la cuisse du partenaire) et sur des Keokki (Sonmok an kkeokki, Kalleogi, Paltuk an kkeokki, Gyeodeurang'i kkeokki et Sonmok Z kkeokki). Mais là n'était pas l'essentiel, ce n'étaient que des supports à la démonstration des principes.

Encore une fois, je remercie vivement le professeur KIM I-Su pour l'enseignement qu'il m'a prodigué, ainsi que pour les pistes de travail qu'il m'a ouvertes et que je dois travailler par moi-même maintenant. Cela, ça n'a pas de prix.

 

 

Date de dernière mise à jour : 01/11/2011

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