Muye Jebo Beon'yeok Sokjip

 

Le Muye Jebo Beon'yeok Sokjip (무예 제보 번역 속집, 武藝 諸譜 飜譯 續集) est un traité militaire antérieur au Muye Dobo Tongji, dont il ne reste qu'un seul exemplaire au monde, précisément à la bibliothèque de l'Université Gyemyeong de Daegu. Ce document a été classé Trésor national numéro 1321.


Ce manuel, que l'on peut traduire par le "Supplément Traduit au manuel des Arts Militaires", a été compilé par CHOE Gi-Nam (최기남), un officier du corps Hunlyeon Dogam (훈련도감, corps d'instruction militaire) sous le règne du Roi Gwanghaegun (광해군) en rattachant à un manuscrit existant (le Muye Jebo Sokjip en l'occurence) un manuel militaire provenant du Japon nommé Ilbongo (日本考, jap : Nipponkô). 

Le Roi Seonjo (선조), réalisant l'importance des arts militaires et des principes de conduite des armées après l'Imjin Waeran (임진 왜란, tentative d'invasion de la Corée par les Japonais en 1592), ordonna au Hunryeon Dogam de publier un manuel militaire nommé Muye Jebo en 1600 dans le but de vaincre les Japonais. Il ordonna ensuite en 1604 de publier un supplément avec les informations manquantes dans la version de base mais il mourut avant sa réalisation. 

Son fils, le Roi Gwanghaegun, termina donc l'oeuvre conformément au souhait de son père. Il rajouta ainsi les 4 livres rapportés par un certain KIM Su-Ga (김 수가)dont les sujets étaient la topographie, Jiji (지지, 地志), les coutumes locales, Tosok (토속, 土俗), les techniques militaires, Gusul (구술, 寇術) et le sabre, Geomje (검제, 劍制). 

Ce livre, dernier exemplaire existant, est un matériau d'importance aussi bien pour l'étude des Arts Martiaux et des techniques militaires de la mi-période Joseon que pour l'étude de la langue coréenne du 17ème siècle. 


Notes de DC : ce livre sera la trame principale qui sera reprise plus tard pour publier le Muye Dobo Tongji lui-même. Les nombreux dessins sur le Gwonbeop me font penser en quelques sortes aux planches du Bubishi, même si la localisation n'est pas la même, ni vraisemblablement l'époque. Quoi qu'il en soit, à mon sens, l'influence chinoise me semble très présente au début (positions, armes), puis on distingue à partir de la page 215, avec l'étude du sabre, le style se fait plus japonais. C'est donc une intéressante démonstration de l'influence de ses deux voisins à cette époque. Bien qu'il ait dû exister des Muye locaux, officiellement, l'armée se devait certainement de connaître les techniques de ses deux adversaires potentiels et de s'y entraîner afin d'en saisir les points forts et faibles. 

 

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muye jebo beonyeok sokjip.pdf

Date de dernière mise à jour : 02/10/2011